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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 21:11

J'aime beaucoup les peintres préraphaélites et j'ai pris beaucoup de plaisir à visiter cette exposition.

 

 

 

 

dossier10-2014 1499

 

Sir lawrence Alma-Tadema (1836-1912)

Les roses d'Héliogabale (1888) 132,7 x 214,4 cm

A première vue un moment de plaisir, mais......

 

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Edwin L. Long (1829-1891)

La reine Esther 1878  214 x 167 cm détail

 

dossier10-2014 1380

 

Albert J. Moore (1841-1893)

Le quatuor, hommage du peintre à l'art de la musique 1868  61,8 x 88,7 cm

il peut sembler étonnant que l'artiste ait représenté des instruments de musique modernes dans cette scène à l'antique. mais cet anachronisme voulu suggère, comme le titre de l'oeuvre, une symbiose entre la beauté de la peinture et celle de la musique, que cette toile rend visible (commentaire du livret de visite)

 

dossier10-2014 1332

 

Frederick Goodall (1822-1904)

Moïse sauvé des eaux 1885 152,4 x 114,2 cm   détail

 

dossier10-2014 1405

 

John W. Waterhouse (1849-1917)

La boule de cristal  1902 121,6 x 79,7cm   détail

 

dossier10-2014 1353

 

William C. Wontner (1857-1930)

La joueuse de saz 1903  135,5 x 100,3 cm     détail

 

dossier10-2014 1471

 

John W. Godward (1861-1922)

l'absence fait grandir l'amour 1912   130,5 x 80 cm     détail

 

dossier10-2014 1467

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 21:57

 

Je me suis décidée à visiter cette rétrospective Braque le dernier jour de l'exposition.

Braque n'étant pas un de mes peintres favoris... mais j'ai eu du plaisir à mieux le connaître.

Le Grand Palais présente la première rétrospective consacrée à Georges Braque (1882-1963) depuis près de quarante ans. Initiateur du cubisme et inventeur des papiers collés, il fut l’une des figures d’avant-garde du début du XXe siècle, avant de recentrer son œuvre sur l’exploration méthodique de la nature morte et du paysage. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/georges-braque#sthash.JAaSGQ9j.dpuf

 

Eric Satie, de 16 ans son aïné , normand comme lui, était un ami de Georges Braque.

 

 

 

 

Sur l'affiche "l'oiseau noir et l'oiseau blanc" 1960

Le Grand Palais présente la première rétrospective consacrée à Georges Braque (1882-1963) depuis près de quarante ans. Initiateur du cubisme et inventeur des papiers collés, il fut l’une des figures d’avant-garde du début du XXe siècle, avant de recentrer son œuvre sur l’exploration méthodique de la nature morte et du paysage. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/georges-braque#sthash.JAaSGQ9j.dpuf
Le Grand Palais présente la première rétrospective consacrée à Georges Braque (1882-1963) depuis près de quarante ans. Initiateur du cubisme et inventeur des papiers collés, il fut l’une des figures d’avant-garde du début du XXe siècle, avant de recentrer son œuvre sur l’exploration méthodique de la nature morte et du paysage. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/georges-braque#sthash.JAaSGQ9j.dpuf
Violons, guitares, mandolines, partitions: les tableaux de Braque font souvent référence à la musique. Rien de surprenant lorsque l'on sait que le peintre aime la musique presque autant que ses pinceaux. Mélomane averti, il joue du violon - qu'il a appris auprès de Gaston Dufy, le frère du peintre du même nom -, de la flûte ou encore de l'accordéon. Il fréquente aussi des musiciens, au premier rang desquels figure Erik Satie, de 16 ans son aîné, normand comme lui. Le compositeur des « Gymnopédies » venait déjeuner chaque semaine chez son ami peintre, avec lequel il échangeait aussi bien sur la peinture que sur la musique, en véritable amateur d'art: à la fin de sa vie, Satie fréquentait plus volontiers des artistes peintres que des compositeurs. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/article/braque-et-satie-une-amitie-musicale#sthash.UTm6QrGk.dpuf

 

Le Grand Palais présente la première rétrospective consacrée à Georges Braque (1882-1963) depuis près de quarante ans. Initiateur du cubisme et inventeur des papiers collés, il fut l’une des figures d’avant-garde du début du XXe siècle, avant de recentrer son œuvre sur l’exploration méthodique de la nature morte et du paysage. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/georges-braque#sthash.JAaSGQ9j.dpuf

 

dossier10-2014 0883

 

Période Fauve 1905-1907 Le port de l'Estaque 1906

 

dossier10-2014 0434

 

 

  Les années fauve et cubiste 1906/1917. 

Cinq bananes et deux poires printemps/été 1908

 

dossier10-2014 0476

 

  Les instruments de musique automne 1908

 

dossier10-2014 0501

 

  Le viaduc de l'Estaque début 1908

 

dossier10-2014 0515

 

  Nature morte à la mandore et au métronome  automne 1909

 

dossier10-2014 0518

 

  Le port hiver/printemps 1909

 

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  1912/1914 les papiers collés.

Le premier papier collé cubiste :  "compotier et verre" 1912, combine trois chutes de papier peint faux bois mouluré avec une composition dessinée de nature morte.

 

 

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  Compotier et cartes début 1913

 

dossier10-2014 0571

 

  Le violon printemps 1911

 

 

dossier10-2014 0585

 

Grièvement blessé le 11 mai 1915 à Neuville-Saint-Vaast. Braque est laissé pour mort sur le champ de bataille. Il est relevé par les brancardiers, qui ont trébuché sur son corps le lendemain, dans ce charnier où 17 000 hommes ont été broyés. Trépané, le peintre ne reprend connaissance qu'après deux jours de coma. Il ne se remet pas avant 1917. Deux fois cité, il reçoit la Croix de guerre. Après un banquet organisé pour fêter sa guérison à Paris, il part en convalescence à Sorgues.  

Photo anonyme Georges Braque "Souvenir de l'attaque du 17 décembre 1914 Maricourt Somme".

 

dossier10-2014 0627

 

L'après-guerre 1917/1925.

 Fruits sur nappe et compotier 1925

 

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 Braque était un grand admirateur de Corot.

Femme à la mandoline 1922/1923 étude libre d'après Corot

 

dossier10-2014 0660

 

1932/1939  natures mortes Intérieurs et figures

Le duo 1937

 

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  Le guéridon rouge 1939/1952 (détail)

 

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Hymen 1939:1952 Braque utilise des galets ramassés sur la plage de Varengeville (Seine-Maritime) et de la craie blanche locale pour réalisé des assemblages. Il y a passé la période de l'Occupation.

 Il avait une maison dans ce village et est enterré dans le cimetière marin.

 

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La carafe et les poissons (1941) motif emblématique de la guerre et de la faim qui l'accompagne, motif religieux et symbole christique.

 

dossier10-2014 0747

 

Mon vélo (1941/1960)

 

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Henri Cartier-Bresson :  Georges Braque 1958

 

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La sarcleuse 1961/1963 considérée comme la dernière peinture de Georges Braque,  laissée sur son chevalet  après sa mort.

Braque disparait le 31 août 1963.

 

dossier10-2014 0821

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 22:04

Magnifique exposition de plus de 600 pièces (bijoux, montres, pendules, accessoires) de la maison Cartier de ses débuts en 1847 jusqu'aux années 1970.

 

 

 

 

L'exceptionnel saphir bleu de 478 carats de taille coussin de la reine Marie de Roumanie (1921).

 

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  Diadème soleil (1907) diamant jaune "fancy intense yellow" de 32,58 carats.

 

 

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  Diadème (2010) avec l'émeraude gravée "Bérénice"  pierre historique de provenance moghole, XVIIe siècle,  141,13 carats.

 

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Dessin préparatoire pour poudrier et tube rouge (1925).

 

 

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Le maharajah de Patiala

 

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Commandé en 1928 le collier comptait 2 930 diamants dont un diamant jaune De Beers de 234,65 carats.

Le collier de parade et sur la droite "le collier de chien".

 

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bracelet Tuti Frutti

 

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l'actrice mexicaine Maria Felix avait une passion pour les reptiles, elle avait fait excécuter un collier "Crocodiles" en or, avec  1 023 diamants et 1 060 émeraudes (1975). 

 

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Le collier pouvait se transformer en deux broches.

 

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la célèbre panthère Cartier (1949).

 

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Et pour finir quelques uns des magnifiques diadèmes présentés dans une vitrine tournante.

 

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 23:06

L’exposition "Art Déco" est la première depuis 1975 à rendre hommage à cette esthétique qui a su unir des créateurs du monde entier. Cette rétrospective de référence aborde avec détails l’Exposition internationale de 1925 et la diffusion mondiale de ce style à la popularité pérenne. Dans un premier temps, elle revient de manière didactique sur la distinction entre Art Nouveau et Art Déco. texte de la présentation de l'exposition à la Cité de l'architecture et du patrimoine.

J'aime beaucoup cette période et je n'ai pas attendu le dernier moment pour visiter cette très intéressante exposition, qui devait ouvrir  jusqu'au 17 février 2014 mais vu son succès est prolongée jusqy'au 3 mars 2014.

 

 

 

 

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Art nouveau ? Art Déco ?  faites la différence.

 

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art nouveau

 

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Normandie voit le jour en 1935.

 

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Rio de Janeiro  Brésil

 

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Chicago Etats-Unis début de la célèbre Route 66.

 

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au Japon

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 20:54

Miss Dior est le premier parfum créé en 1947 par Christian Dior.

 

 

 

Miss Dior, premier parfum créé par Christian Dior en 1947, est un symbole autant qu’un mythe - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/miss-dior#sthash.TeIaFG0b.dpuf
Miss Dior, premier parfum créé par Christian Dior en 1947, est un symbole autant qu’un mythe - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/miss-dior#sthash.TeIaFG0b.dpuf

 

dossier09-2013 9928

 

Le parfum, de la famille des chypres verts, qui s’inspire directement des jardins de la maison de Granville où le couturier a passé toute son enfance.  

 

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Sa petite soeur Catherine, résistante pendant la guerre, est dénoncée pour ses activités. Elle est arrêtée par la Gestapo et déportée à Ravensbrück en juin 1944 et libérée en mai 1945

 

dossier09-2013 0768

 

  « Je souhaitais créer Miss Dior pour voir surgir une à une toutes mes robes du flacon»

Robe de cocktail  Miss Dior 1949 entiérement brodée de fleurs en soie, identiques aux fleurs naturelles utilisées dans le parfum Miss Dior.

 

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Croquis d'une bague Dior inspirée par la rose.

 

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Né  à Granville (Manche) en 1905 au cœur d’une famille d’industriels avisés, inventeurs de la très connue marque de lessive Saint-Marc et de la javel Dior. Une anecdote raconte qu'en 1919, lors d’une kermesse en Normandie, une chiromancienne lui prédit que « les femmes vous seront bénéfiques, et c’est par elles que vous réussirez »

Au lendemain de la Première Guerre mondiale , il s'installe à Paris où il se lie d’amitié avec quelques artistes des  Années Folles, notamment les poètes Max Jacob et Jean Cocteau. Sa mère veut qu'il suive une carrière diplomatique, et Christian Dior s'inscrit à  l'Ecole des Sciences Politiques, qu’il quitte en 1926 sans le moindre diplôme.

Il ouvre alors en 1928 avec son ami Jacques Paul Bonjean une galerie d'art dans laquelle il expose des toiles de Picasso, Matisse ou encore Dali.  Mais six ans après, la crise de 1929 met fin à cette entreprise.

Christian Dior jeune.

 

 

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Bernard Buffet "Portrait de Christian Dior" 1954.

Il meurt à 52 ans en 1957.

 

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Le tailleur Bar (1947),  modèle célèbre du New Look d'après guerre. Jupe corolle, taille étranglée, formes amplifiées, poitrine haute, tels sont les mots du vocabulaire stylistique de Christian Dior.

 

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Marlène Dietrich, une célèbre cliente parmi tant  d'autres comme Grace Kelly, Liz Taylor, Sophia Loren...

 

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"J'adore Miss Dior" Le noeud de 3 mètres de large de la portugaise  Joana Vasconcelos, fait de 1.665 bouteilles de parfum et  de lumières LED.   

 

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En sortant de l'exposition je me suis cassé le petit doigt gauche, il porte la  ligne "madone espagnole", après mon passage aux urgences de Cochin ce soir là !!!

 

 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 22:19

Une très belle exposition a lieu actuellement au Grand Palais.

Félix Vallotton, né à Lausanne le 28 décembre 1865 et mort à Paris le 29 décembre 1925, est un artiste peintre, sculpteur, graveur sur bois, critique d'art et romancier suisse. En 1900, il est naturalisé français.

 

 

 

 


Autoportrait à l'âge de vingt ans (1885).

 

 

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Felix Vallotton vers 1897.

 

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La grève blanche, Vasouy (1913)

 

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La loge de théâtre, le monsieur et la dame (1909)

 

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Le poker (1902)

 

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Le Dîner, effet de lampe  (1899)

 

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Femmes nues aux chats (1897-1897)

 

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Africaine (1910)

 

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Poivrons rouges (1915)

 

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Verdun (1917)

 

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Cette exposition m'a permis de découvrir cet artiste très orginal et unique par son style. 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 19:01

L'abbaye aux Dames est l'une des deux grandes abbayes de Caen. L'église abbatiale de la Trinité abrite depuis 1083 le tombeau de Mathilde de Flandre, épouse de Guillaume le Conquérant. L'abbaye est le siège du Conseil régional de Basse-Normandie peuis 1986. 

Deux histoires peuvent être avancées pour expliquer la fondation de l'abbaye. La première fait de l'abbaye aux Hommes une œuvre d'expiation pour les péchés commis par le couple ducal. En 1050 ou 1051, le duc de Normandie épouse Mathilde, fille du comte de Flandre. Leur mariage est prohibé par le pape Léon IX, peut-être pour des raisons de consanguinité.  En contrepartie du pardon accordé par le Pape Nicolas II , ils fondent à Caen en 1059 deux abbayes bénédictines: l'abbaye aux Hommes, dédiée à  Saint-Etienne, et l'abbaye aux Dames, dédiée à la Trinité. 

Au-delà de cet acte fondateur romantique, il existe des raisons plus politiques. Guillaume appelé le Bâtard doit combattre pendant toute la première partie de son règne les barons de Normandie. Il cherche donc à asseoir davantage son autorité sur la basse Normandie où la rébellion a été la plus forte. Cela passe par la construction de châteaux, mais également par la fondation d'abbayes, selon un schéma classique en Normandie depuis le Xe siècle. . Le duc décide donc de densifier le réseau d'établissements monastiques en basse Normandie, alors beaucoup plus lâche que dans la vallée de la Seine mieux contrôlée par les ducs de Normandie. L'abbaye aux Hommes, comme l'abbaye aux Femmes, ont toutefois dans ce dispositif une place privilégiée. En effet, sur les 18 abbayes élevées durant le règne de Guillaume le Conquérant, seules deux, celles de Caen, sont fondées directement par le duc lui-même, les autres étant créées par des seigneurs locaux et reconnues ensuite par le duc. La fondation de l'abbaye aux Hommes et de l'abbaye aux Dames s'inscrit donc dans un dessein politique plus large qui vise à faire de Caen un point d'appui plus proche de la sédition que Rouen qui se trouve dans la partie orientale du duché. En choisissant de s'y faire inhumer - en 1083 à l'abbaye aux Dames pour Mathilde de Flandre et en 1087 à l'abbaye aux Hommes pour Guillaume le Conquérant - Guillaume et Mathilde inscrivent dans la durée l'attention des ducs-rois non seulement pour l'abbaye, mais également pour la ville de Caen qui, d'un gros bourg de constitution anarchique, devient la capitale secondaire de la Normandie. Les descendants de Guillaume confortent ensuite le lien des deux abbayes avec la dynastie ducale et royale. Ainsi, fait exceptionnel, Guillaume le Roux dépose les insignes royaux (couronnes et sceptres) de ses parents au trésor des deux abbayes où ils sont inhumés. (d'après Wikipédia)

 

 


 


Le deuxième étage est percé de trois larges baies ; le troisième d'arcatures aveugles encadrant deux baies moulurées. Le tout est couronné d'un gable décoré. Un cordon saillant relie la base des baies de chaque étage.

 

dossier08-2013 0633

 

Le portail principal a été défiguré au XIXe siècle par un tympan sculpté figurant la Sainte Trinité ; en 1859, on commande à Adolphe-Victor Geoffroy-Dechaume  un bas-relief de 3,87 mètres sur 1,95 représentant trois figures assises et les quatre symboles évangéliques. L'œuvre est achevée vers 1862, mais en 1866, l'évêque de Bayeux demande sa destruction au motif que la représentation de la Trinité sous la forme de trois personnes a été prohibée par l'Église. La commission des monuments historiques tranche en faveur du maintien de l'œuvre ; dans le rapport de séance rédigé par Viollet-le-Duc, elle se justificie en arguant du fait que « quand il s'agit de restaurer un édifice du moyen âge religieux ou profane, il s'agit d'adopter le style et le système décoratif admis à l'époque dont on reproduit et restaure les exemples » et que par conséquent elle n'a pas à « [s']enquérir si dans un édifice religieux le clergé a condamné ou adopté certaines représentations admises aux époques dont on veut reproduire les usages et perpétuer les arts ». Le deuxième étage est percé de trois larges baies ; le troisième d'arcatures aveugles encadrant deux baies moulurées. Le tout est couronné d'un gable décoré. Un cordon saillant relie la base des baies de chaque étage.

 

 

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La nef est bordée d'arcades en plein cintre surmontées d'une galerie (triforium) qui sert d'appui à la voûte d'ogive.

C'est la première voûte d'ogives construite en Normandie, elle date de 1130. 

 

 

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La reine Mathilde repose dans un tombeau situé dans le chœur de l'abbatiale. Sur la dalle funéraire qui protège le caveau, est gravée l'inscription suivante en latin. 

Traduction proposée : « Ce magnifique tombeau recouvre la sépulture de Mathilde, qui fut remarquable par les mœurs et royale par la naissance. Elle a pour père le duc de Flandre, pour mère Adèle, fille du roi de France Robert, et sœur d'Henri qui régna sur le trône. Elle fut l'épouse du grand roi Guillaume. Elle fit bâtir cette église et la combla de biens, lui donnant terres et toutes choses nécessaires. Elle fit célébrer la dédicace. Consolatrice des pauvres, aimant la piété, pauvre pour elle-même, elle ne fut riche que de ses dons aux pauvres. Elle gagna ainsi d'avoir part à la vie qui ne finit pas le premier du mois de novembre, après prime. »

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 21:45

 

Une fois par mois il est possible de visiter la Garde Républicaine dans la caserne des Célestins boulevard Henri IV pas loin de la Bastille.

La Garde républicaine est l'héritière de tous les corps qui ont assuré, depuis les premiers rois francs, les honneurs et la protection des hautes autorités de l'État et de la Ville de Paris

 

 

 

 

 

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La visite commence par les écuries.

 

dossier09-2013 9140

 

Le régiment de cavalerie possède environ 470 chevaux (hongres ou juments), dont plus de 90 % de race  selle français,  le reste appartenant à d'autres stud-book étrangers ou trotteurs français, tous répartis par robes  : les cuivres de la fanfare et le 1er escadron sont montés en alezans, le  2e escadron en bais et le  3e escadron en bais bruns. Seuls les deux timbaliers et les trois chevaux de l'étendard sont gris.

Edifié en 1895, le quartier des Célestins abrite depuis cette date l'état-major et le régiment de cavalerie de la Garde Républicaine. Ses écuries accueillent aujourd'hui les 140 chevaux du 1er escadron et de la fanfare de cavalerie

 

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Damier sur la croupe.

 

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Carte postale du siècle dernier.

 

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Dans le musée.

 

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Le régiment de cavalerie présente deux démonstrations et quatre reprises dans le manège construit avec les mêmes poutres que la tour Eiffel. 

 

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La reprise des tandems : Reprise exécutée par huit cavaliers qui font évoluer seize chevaux au moyen de longues rênes. Ces tandems, composés d’un cheval de tête – ou cheval de flèche – et d’un cheval monté – ou porteur - effectuent des figures aux trois allures (marche, trot, galop) et en musique.

 

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Le carrousel des lances: exécuté par trente-deux cavaliers sous les ordres d’un lieutenant et accompagnés par la fanfare de cavalerie. Dans la tradition de la chevalerie, les carrousels étaient des parades qui manifestaient la gloire militaire ainsi que la maîtrise et le courage des cavaliers.

 

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Le carrousel motocycliste : Inspiré par les carrousels équestres, ce carrousel est exécuté par seize membres de l’escadron motocycliste. Ces manœuvres demandent beaucoup de précision et une synchronisation parfaite.

L'escadron motocycliste est l'escorte du Président de la République française et des chefs d’États étrangers en visite officielle.

 

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Les grenadiers de l’Empereur : Evocation par le 2eme régiment d’infanterie de la bataille de Friedland avec manœuvres d’époque, cadencées au rythme du tambour.

 

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La Fanfare napoléonienne.

 

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La Batterie fanfare.

 

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Fin de cette très intéressante visite de découverte de la Garde Républicaine.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 22:47

J'avais découvert  Ron Mueck en 2005 à l'exposition "Mélancolie" au Grand Palais avec son oeuvre hyper réaliste  "gros homme". Je trouve ses oeuvres fascinantes.

Dépéchez vous d'aller voir cette exposition à la Fondation Cartier qui est prolongée jusqu'au 27 octobre !! 

Ron Mueck est né à Melbourne en 1958, de parents d'origine allemande. Enfant, il passe le plus clair de son temps à modeler des personnages. Il vit maintenant à Londres. 

 

 

 

 

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"woman with sticks" 2009 170x183x120 cm

 

 

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"Drift" 2009 118x76x21 cm  (photo de l'affiche)

 

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"couple under an umbrella" 2013  300x400x350 cm

 

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  Etapes de réalisation, maquette, modelage des personnages. Un très long travail...

 

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Modelage en argile, on aperçoit la maquette sur le ventre de l'homme. 

 

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Coloriage des personnages.

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 22:22

 

Napoléon III  est visé lors d'un attentat, le 14 janvier 1858, rue Le Peletier où se situe la salle d'Opéra du moment. Des anarchistes italiens, dirigés par Félice Orsini  jettent plusieurs «machines infernales» dans le cortège et la foule qui l'entoure. Le couple impérial est miraculeusement épargné, mais se retrouve au milieu de huit morts et de près de cent quarante-deux blessés.

La construction d'une nouvelle salle est décidée par l'empereur, au lendemain même du drame, pour la construction de ce qui deviendra le nouveau lieu d'apparat de la haute société parisienne, puis déclare le projet comme étant d'utilité publique par arrêté impérial daté du 29 septembre 1860. 

 

 

 

 

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L'architecte Charles Garnier (1825-1898)  gagne le concours de l’Opéra en 1861, et commence une série de nombreux voyages pour visiter toutes les grandes salles d’Europe. Il prend des notes, fait des relevés sur l’espacement des sièges, le nombre de rangées, beaucoup d’études sur l’acoustique, sans parvenir à la fin à comprendre comment le son pouvait se maîtriser scientifiquement. Il fit beaucoup de remarques sur les lustres qui étaient au centre du volume de chaque grande salle, leur importance et leur situation faisaient apprécier ou, au contraire, de l'ombre à la qualité de l’architecture. La visite des carrières de pierres et de marbres font aussi l’objet de ces recherches pour choisir quelles textures et quelles couleurs entreraient dans son projet.

Le chantier est ouvert en août 1861, en novembre commencent les pieux de fondation. Le terrain est marécageux et les fondations seront difficiles. Il faudra 7 mois pour pomper la nappe phréatique. Les bâtiments voisins se construisent plus vite et Garnier a la surprise de constater qu’ils sont plus hauts que son Opéra. Il revoit sa façade et ajoute un attique pour qu’elle soit plus monumentale. Le chantier se déroule assez lentement, des difficultés de crédits, mais aussi des critiques de l’opposition. En août 1867 on découvre la façade éblouissante. Le chantier sera arrêté en 1870, par la guerre et en 1871 par la Commune. Garnier quittera Paris pour Menton à ce moment-là pour éviter la période difficile de la Commune. Sa carrière va devenir méditerranéenne. Il achète un terrain à Bordigherra et y construira sa villa l’année suivante. Le chantier reprendra après la Commune et à la suite de l’incendie de l’Opéra de la rue Le Peletier en 1873 les travaux s’accélèrent, on travaille jour et nuit.

L’Opéra de Paris est inauguré le 5 janvier 1875 par le Président Mac-Mahon. Garnier a 50 ans. Il est promu officier de la Légion d’honneur.

 

 

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Le grand escalier.

 

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Dans la salle.

Le lustre de la salle d'un poids avoisinant les sept à huit tonnes, il participe de façon indéniable à l'ambiance et à la magie des lieux. Équipé, à l'origine, d'une multitude de flammes et de globes alimentés au gaz cet élément est, depuis 1881   alimenté pour partie ou intégralement à l'énergie électrique. Le 20 mai 1896, la rupture d'un contrepoids entraîna la chute du lustre sur le public alors que se donnait une représentation du Faust de Gounod. Il y eut de nombreux blessés et une femme (une concierge passionnée d'opéra) trouva la mort. Cet événement exceptionnel inspira Gaston Leroux pour un épisode du "Fantôme de l'Opéra", publié en 1910. On le retrouve aussi dans le Ballet du même nom de Marcel Landowski créé avec une chorégraphie de Roland Petit.

 

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Le plafond conçu en 1964 par Marc Chagall (1887-1985)  et à l'invitation de son ami André Malraux, ministre des Affaires culturelles d'alors,  La mise en place du nouveau plafond officiel, masquant l'œuvre de Lenepveu et juxtaposant aux éléments décoratifs d'origine une œuvre anachronique, ne fit pas l'unanimité et témoigne du mépris du pouvoir de l'époque envers l'art du Second Empire. 

L'œuvre de Chagall, quel que soit notre sentiment à son égard, a été déterminante pour redonner à l'Opéra Garnier un pouvoir d'attraction qu'il avait un peu perdu dans les années d après-guerre et plus spécifiquement au moment où cette commande ministérielle a été réalisée. Malgré l'intérêt médiatique qu'elle a pu susciter, cette décision reste néanmoins controversée jusqu'à nos jours sur le plan artistique.

 

Son travail se divise en cinq sections de cinq couleurs différentes dédiées à différents compositeurs (vert pour Berlioz et Wagner, jaune pour Tchaïkovski, bleu pour Mozart et Moussorgski, rouge pour Ravel et Stravinsky et blanc pour Debussy et Rameau) et un anneau central où se côtoient Bizet, Beethoven, Gluck et Verdi.

 

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L'opéra Garnier.

 

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Dans la zone  bleue, Papageno  l'oiseleur de la Flûte enchantée de Mozart.

 

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L'avant-foyer ou foyer des Mosaïques.

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L'architecte Charles Garnier a laissé son nom sur la voute, "ACHP....  KAPO.... "  en alphabet grec.

 

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Sur les voûtes de la  «Rotonde de la Lune» et de la  « Rotonde du Soleil" , dominent, dans l'une, les tonalités froides de l argent  avec des représentations d'oiseaux de nuit : hiboux et chauves-souris et, dans l'autre, les tons chauds de l'or, au milieu d'un décor de salamandres.  Des miroirs étamés,  les premiers de couleur froide et les seconds à dominante chaude, recouvrent respectivement leurs parois et se reflètent à l'infini pour former des «chemins de lumière».

 

Rotonde de la Lune.

 

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Rotonde du Soleil.

 

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 La conception du grand foyer s'inspire des dispositions et de l'inspiration décorative des galeries des châteaux de la Renaissance française du XVIe siècle (château de Fontainebleau) et du siècle de Louis XIV (galerie d'Apollon au Louvre, galerie des Glaces à Versailles).

 

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  dossier08-2013 9002

 

Il existe deux types principaux de tutus :

  • le tutu long, aussi appelé tutu romantique ou tutu degas (par référence au peintre français Edgar Degas,  qui peignit des dizaines de danseuses)
  • le tutu plateau, dont il existe deux sortes : le tutu à cerclette (d'origine française) et le tutu galette (d'origine anglaise)

La fabrication d'un tutu est un travail long (vingt heures de travail pour un bas de tutu simple) et délicat, perpétué par des artisans de plus en plus rares, ce qui explique le coût onéreux d'un véritable tutu de professionnel

Il existe depuis le XIXe siècle une tradition touchant aux tissus des tutus qui perdure encore de nos jours : à l'époque, les danseuses du corps de ballet ne pouvaient porter que du tulle de coton, alors que les danseures étoiles avaient droit au tulle de soie. Aujourd'hui, les tutus des étoiles sont faits de mousseline, les autres ballerines ne portant que de l'organza.

 

dossier08-2013 8921

 

 

Costume de Diamants dans Joyaux, ballet de Georges Balanchine d'après les maquettes de Christian Lacroix 2000.

 

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Costume de Solor dans la Bayadère ballet de Rudolf Noureev 1992.

 

dossier08-2013 9018

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